Le Soleil

Le soleil donne

De l’or intelligent

Alain Souchon, Laurent Voulzy

Nous y sommes : l’été, la chaleur, LE SOLEIL. L’astre-roi. Le maître, et tant pis si Jupiter pourrait en prendre ombrage, lui qui arrive à la fin de l’automne. Le Soleil le relègue d’ailleurs dans l’ombre, ce Jupiter-Zeus pourtant maître de l’Olympe.

Astronomiquement, il est l’étoile la plus importante de notre galaxie. Celle autour de laquelle nous gravitons. Celle sans laquelle il n’y aurait pas de vie sur terre. Notre essentiel. Il en est de même dans le thème natal.

il est intéressant de noter néanmoins que ce Soleil doit nous rappeler l’humilité. Car quoiqu’on pourrait en penser, il n’est pas unique. il faudrait être bien orgueilleux ou bien inconscient pour le penser : il existe dans notre univers bien d’autres soleils et bien d’autres galaxies. Simplement, nous aimons à penser qu’il est unique. Du coup, l’astrologie a bougé les rôles et s’est « géocentrée », c’est-à-dire centrée autour de la terre. Ce qui est une aberration astronomique, mais on s’en fiche, puisque symboliquement, c’est l’astrologie qui nous intéresse 😛.

Et astrologiquement, c’est exactement le rôle du Soleil. Nous rendre unique, faire de nous ce que nous SOMMES, nous individualiser. Les planètes qui gravitent autour du Soleil renvoient sa lumière, mais c’est lui qui les anime.

Le Soleil représente la vie dans un thème, la vitalité et la volonté, l’ego. Planète yang, masculine, c’est une énergie d’extraversion, à l’opposé de la Lune, qui reçoit l’énergie solaire et la renvoie, énergie d’introversion. Qui dit Soleil dit chaleur et générosité, c’est une force centrifuge (autrement dit tournée vers l’extérieur) qui nous fait rayonner. C’est notre vraie nature, ce que nous sommes profondément, même si cela ne sera pas immédiatement visible, masqué par notre ascendant, notamment.

Notre signe solaire, l’emplacement où se trouve notre Soleil natal, va indiquer notre manière de nous affirmer et le carburant qui nous fait avancer, ce pourquoi nous nous levons chaque matin.

Dans le tarot de Marseille comme dans le Rider Waite, on peut observer la même chose : un soleil énorme, qui surplombe la moitié haute de l’image, vous regardant bien en face, avec un air de certitude tranquille, une confiance sereine. Tout le Soleil est là, dans cette certitude d’être, ici et maintenant, et parfaitement à sa place.

Et tantôt il distille ses gouttes de vie, dans le tarot de Marseille, tantôt il darde ses rayons pour faire pousser les tournesols (fleurs du soleil). Et, présent toujours, l’enfance.

Tous les éléments se rapportant au Soleil, et partant au signe du Lion qu’il maîtrise, sont là : la joie, voire l’exultation, d’être en vie, la vitalité, la confiance, la générosité (l’un des enfants aide l’autre) et le fait d’aller de l’avant.

Parce que sans lui, pas de vie, le Soleil est également associé à la création et la créativité (le fait de créer), d’où les enfants. Par son rayonnement, il aide les autres, il les éclaire pour leur permettre de s’accomplir à leur tour. Là est la générosité solaire : donner sans compter.

Dans un thème, il va également représenter la figure paternelle, le mari, l’autorité, le patron, le supérieur hiérarchique, le pouvoir, l’ambition.

Sur le plan de la santé, ce sera la vitalité générale, le coeur, le système cardio-vasculaire, la colonne vertébrale (donc le dos), la vue.

Il est important de bien connaître et identifier le Soleil dans son thème car il donnera, en signe et en maison, de précieuses indications sur ce que l’on doit être dans la vie. Il permet de savoir quels sont nos besoins, quel est notre rôle dans cette vie et comment nous accomplir. C’est notre coeur de vie.

Mars

Sailors fighting in the dance hall (…)

Is there life on Mars ?

David Bowie, « Life On Mars », 1973

C’est drôle parfois comme les choses coulent d’elles-même. Un mois plus tôt, je vous parlais de mer, d’océan, de Neptune et des Poissons. Et voici qu’à la merci d’une allusion à une bataille de marins, nous entrons dans l’univers de Mars !

Et pourtant, rien n’est plus étranger à l’univers de Neptune que celui de Mars. A l’eau de l’un répond le feu de l’autre. Or l’eau et le feu, on le sait, cela ne fait pas bon ménage… même si les deux sont armés ! Neptune a son trident là où Mars porte cuirasse, casque, glaive et pilum (javelot romain). Disons que l’un est plus « armé » que l’autre, ce qui n’est pas très étonnant pour un dieu de la guerre.

Car tel est le domaine de Mars : la lutte. Le combat. Mais aussi l’impulsion initiale, celle qui fait tout démarrer, le déclenchement. L’étincelle de vie.

Ce n’est pas un hasard si Mars maîtrise le signe du Bélier, premier de la roue du zodiaque, celui qui annonce le recommencement, le printemps, le redémarrage de la nature. Mars, c’est celui qui dit « j’existe » et qui entend qu’on l’entende.

Dans un thème, il incarne notre action, autrement dit notre manière de nous affirmer, notre capacité de combattivité et notre énergie d’entreprendre. Planète masculine s’il en est – c’est l’amant pour une femme, alors que le Soleil sera le mari – , de polarité yang, c’est l’ultra virilité avec tous les clichés qu’on peut lui associer.

Mars, c’est également la pulsion instinctive, et partant la libido, c’est le courage, l’aptitude à agir et surtout ré-agir. Un Mars en signe de feu traduira un tempérament éruptif, qui s’embrase rapidement, là où un Mars en terre aura besoin de plus d’assurance. C’est à travers notre Mars que nous nous affirmons au monde.

Mars va montrer la manière dont nous exprimons notre énergie, la manière dont nous défendons nos valeurs et ce en quoi nous croyons, notre capacité à relever des défis. Mars est un compétiteur-né.

Première des planètes sociales, Mars manifeste notre désir et notre action. En cela, il fait le lien avec les planètes personnelles (auxquelles il succède) et amène vers Jupiter et Saturne, les autres planètes sociales : le désir est d’abord tourné vers soi et notre action l’est vers les autres.

Il est tentant de voir en Mars l’expression de la force brutale, car il l’est, indéniablement. Mais il est surtout l’expression de nos instincts les plus bruts, de notre animalité la plus évidente, nos pulsions, autrement étymologiquement : ce qui nous pousse à avancer. Et en cela, il est très intéressant à étudier dans un thème. Car il peut nous indiquer un axe de travail capital : la maîtrise des instincts, afin de les sublimer en une énergie féconde, un moteur qui nous donnera la force d’agir et de créer.

Les autres articles sur les planètes :

Soleil

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Mars ♂︎

Jupiter (à venir en décembre)

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Pluton (à venir en novembre)

Les articles sur les signes :

Bélier ♈️

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Cancer

Lion

Vierge

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Sagittaire

Capricorne ♑️

Verseau ♒️

Poissons ♓️

Saturne

Voilà un personnage qui ne fait pas rire. Personnellement, la première image qui me vient est celle des Pinturas negras de Goya et cette image affreuse de « Saturne dévorant un de ses fils ».

« Saturno devorando a un hijo », F. De Goya

Autant dire qu’entre Saturne et moi, cela partait mal ! Surtout qu’il faut bien l’avouer, la rigueur, la structure, le fait d’attendre le moment propice, ce n’est pas trop dans mes schémas personnels… Le Dieu du temps ne fait pas mon affaire !

Et puis cette façon de dévorer sa descendance pour éviter qu’elle ne le dévore, cela me plaisait moyen. J’ai toujours eu un problème avec ceux qui n’acceptent pas de laisser leur place. De comprendre que le temps est venu de passer à autre chose. En un mot, d’EVOLUER.

Et puis, et puis… le temps a passé, et j’ai commencé à regarder les choses sous un autre angle.

Reprenons les choses dans l’ordre. Saturne, c’est d’abord une ossature, autrement dit ce qui rigidifie l’ensemble. Sans ossature, impossible de se tenir debout. Et impossible d’avancer. Mais attention, trop d’ossature, et on calcifie. Et l’on pointe là un des premiers écueils de Saturne : la rigidité excessive, qui entraîne l’immobilisme. On se pétrifie. Et l’on peut pétrifier les autres – Méduse n’est pas loin. Il s’agit donc d’apprendre la structure sans toutefois s’y laisser enfermer.

Saturne, c’est aussi le dieu du Temps, ce vieux Cronos des Grecs qui certes dévorait ses enfants, mais une fois dompté par son plus jeune fils, Zeus, a su s’effacer pour les laisser régner – enfin, disons que selon les versions, on a fait en sorte qu’il s’efface… plus ou moins honorablement. Saturne se dompte. S’apprivoise. Se maîtrise. Et il forme un couple structurant du thème avec son fils Jupiter : l’intégration sociale et les contraintes de la réalité.

Enfin Saturne, c’est la conscience de l’effort. Celui qui pense, comme l’écrivait La Fontaine, que Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. C’est la persévérance, le réalisme, la conscience que l’on n’a rien sans rien, la rigueur et la droiture. Saturne, c’est celui qui vous dit de laisser le temps au temps. Et que c’est ainsi que l’on arrive au miracle.

Alors oui, à première vue, il ne semble pas très drôle, avec son austérité et sa fermeté. Mais il est rassurant aussi : on sait que l’on peut compter sur lui. Qu’il sera là. Il va lentement mais sûrement. Et il sait où. Car Saturne, c’est aussi l’ambition. N’oublions pas qu’il maîtrise la maison X.

En publiant ses Poèmes saturniens, son premier recueil poétique en 1866, P. Verlaine se plaçait sous son égide.

Or ceux-là qui sont nés sous le signe SATURNE,

Fauve planète, chère aux nécromanciens,

Ont entre tous, d’après les grimoires anciens,

Bonne part de malheur et bonne part de bile.

P. Verlaine, « Les Sages d’autrefois, qui valaient bien ceux-ci »

Planète tutélaire des mélancoliques, Saturne serait en quelque sorte l’octave supérieure de la Lune. Ce qui n’est pas incohérent lorsque l’on sait que la Lune maîtrise la maison IV et Saturne la X : l’axe de l’autonomie et de la réalisation. Mais ce qui souligne également parfaitement l’hyper-sensibilité bien tapie au fond, tout au fond de ce Saturne qui s’emploie à la gérer, la maîtriser afin d’en faire une force… ou parfois tellement l’étouffer qu’il en paraît insensible.

Vous l’aurez compris, je suis désormais réconciliée avec Saturne. Et cela ne tient pas seulement au fait que le temps est de mon côté, comme le chantaient les Rolling Stones. Mais cela a peut-être à voir avec ce que l’on nomme joliment la maturité…

Il faudra que Saturne en fasse

Des tours d’horloge, de sablier

Et la petite pisseuse d’en face

Peut bien aller se rhabiller…

G. Brassens, « Saturne »

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